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Devil digital saga en test  (les tests) posté le lundi 23 mars 2009 12:22

 

devil digital saga

devil digital saga
par Shojikama




Shin megami tensei: Devil digital saga
Donjon-RPG
Développé et édité par Atlus
Juillet 2004
Avril 2005
Juillet 2006
Voix et textes en anglais, notice en français


Second arrivé en Europe de la série des megaten, Devil Digital Saga (DDS pour faire simple), il arrive à se faire sa propre identité, et c'est peu dire tant le travail de l'équipe des scénaristes est impressionnant.

Véritable OVNI parmi les RPG, DDSS est encore plus sombre et plus glauque que Lucifer's call et surtout encore plus profond, fermement ancré dans la religion Hindou, il peu étonner autant qu'il sait diviser, à savoir que DDS est découpé en deux parties,
décortiquons un peu tout ça!!!



Voilà ce qu'il reste après une bataille cannibale ... le désespoir et la solitude



Histoire : 19/20


« Ouah 19, t'es sur? » Oh que oui, je vais ici y aller molo en expliquant de manière simple les composantes de DDS, je mettrais le coup de grâce dans un autre post beaucoup plus poussé qui exposera les liens entre la religion hindouiste et le jeu.

C'est dans un univers sombre et une Terre meurtrie par la guerre que nous débutons notre aventure. Appelé Junkyard, le monde est aux griffes de la guerre, une guerre absurde qui oppose 6 clans. Cette guerre est commanditée par le temple du Karma, sorte de tour immense qui perce les nuages et qui promet aux gagnants de cette batailles une place au nirvana (vision du paradis dans la religion hindouiste). Cette guerre n'est pas sans rappeler la bêtise des guerres religieuses menée par les Chrétiens au
Moyen-âge et aujourd'hui par le combat absurde des mouvances extrémistes de certaines religions.

Le Junkyard a en son centre cette tour vertigineuse, et autour d'elle, les centres névralgiques des 6 clans, à part ces poches de vie, tout n'est que cendres et ruines. Nos protagonistes font partis du clan des Embryos, le jeu débute lors d'une bataille, jusqu'à ce qu'un Œuf fasse apparition sur le champ de bataille (non pas un maxi kinder surprise ...), l'œuf s'ouvre en une explosion de lumière balayant tout sur son passage, à leurs réveille, les humains s'en retrouvent transformés en démons, et sont pris d'une frénésie sanguinaire visant à s'entre-dévorer, frénésie qu'il est impossible d'arrêter, la bataille se transforme alors en un acte barbare sanguinaire et cannibale.
Au centre de l'œuf, se trouve une jeune femme, Sera, qui a le pouvoir de freiner cette soif de sang, une fois les survivants du
bain de sang calmés, les embryos décident de revenir à leur base en emmenant cette mystérieuse Sera, ne se rendant pas réellement compte de ce qu'ils viennent de faire.

Tous les clans sont alors conviés à la tour du Karma, cette transformation semble avoir été planifiée par les anges, donneurs d'ordres de cette guerre, les règles du jeu ont changées, il faudra pour accéder au nirvana, dévorer encore et toujours.

C'est autour de cette problématique du cannibalisme et de cette guerre de clans pour accéder à un paradis promis. Chaque personnage réagira plus ou moins à sa transformation démoniaque et à cette faim d'autrui et il sera alors intéressant de voir une telle déstabilisation pour certains et un tel désir de violence pour d'autres.

L'histoire de DDS1 est donc basée sur la bataille entre les clans pour accéder au nirvana, on observera des alliances et des trahisons au seins des clans jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un!

Lien pour plus de savoir :
http://lavalleedublabla.frbb.net/discussions-f10/petit-lexique-de-devil-digital-saga-t2951.htm#93960


L'entrée du temple Karma, superbe non?




Bande son: 17/20


Encore une fois megaten se distingue aussi par son ambiance sonore, riche de thèmes musicaux résolument guitare, chaque donjon et lieu donnera toute l'ampleur à la réussite sonore de ce titre. Un point important et non négligeable est la mise en œuvre d'une bande son évolutive, en effet, dans certains donjons, la musique changera en fonction de votre avancée dans ce dernier et du type de pièce dans la quelle vous vous trouvez, un vrai régal qui permet d'apprécier le thème musical d'une façon plus crescendo.

Les dialogues sont de très bonne qualité chaque personnage possède un ton de voix adéquat à son caractère et les dialogues sont on ne peut plus bien écrits, et définissent les traits de personnalité de chacun.
Les bruitages, encore une fois pour la plupart hérités de la licence, sont en parfait adéquation avec l'univers et les sorts et techniques utilisées.



Voilà l'arbre des mantras



Graphismes : 16/20


On retrouve encore une fois le cell shading stylisés à la sauce manga, utilisant un moteur similaire à lucifer's call, DDS réussit monter encore la barre, les jeux de lumière et d'ombres est tout simplement bluffant, les contrastes sur les personnages et leur évolution en fonction des environnements est vraiment appréciable, pour ce qui est des textures -là où planchais un peu lucifer's call- un réel effort a été fournis, les décors ne sont plus lisses et apportent du réalisme (dans le cadre du cell shading).

D'un point de vue créatif, il est toujours aussi difficile de juger, le style bien particulier de la série en terme de character design souligne encore une fois l'originalité de la licence.

Beaucoup d'éléments du décors et de créatures ont été inspirées de la religion hindouiste, donnant une nouvelle dimension un peu en décalage avec le Junkyard sombre.
Sel bémol, la majorité des donjons et zones d'explorations se font encore en intérieur, ce qui peut paraitre quelque peu monotone tant le gris est omniprésent dans le jeu, cependant, quelques décors seront là pour relever un peu tout ça (le temple karma par exemple), de plus, cette forte présence de béton colle parfaitement avec l'univers, plus de jovialité aurait été un hors-sujet total.

Enfin, il sera appréciable de remarquer le qualité de l'utilisation des couleurs, par delà un gris très présent, les couleurs (surtout sur les personnages et les monstres) d'un ton pastel d'une réussite indéniable tranchent un peu avec le reste des megaten plus criards.


On retrouvera beaucoup de créatures phares de la série megaten



Gameplay: 17/20


Bon, encore une fois, c'est du donjon RPG au tour par tour très old school, encore une fois, il sera question de gagner des press
turn (tours) en profitant des faiblesses de vos ennemis tout en faisant attention que vos ennemis ne fassent pas de même.

La réelle innovation de ce titre réside dans la forme démoniaque, les personnages arrivent dans le combat sous cette forme (sauf si ils sont pris par surprise), chaque personnage a sa propre forme et ses propres forces et faiblesses.
Les combats se verront récompenser de Karma, d'expérience en fait, beaucoup de termes ont été renommés à la sauce hindouiste, et des points atma, ces derniers pourront être augmentés si vous dévorez vos adversaires à l'aide de techniques de chasse et permettrons de faire évoluer votre forme démoniaque.

Au niveau de l'évolution des personnages:

A chaque niveau, vous pourrez augmenter vos stats, mais uniquement avec Serph, le personnage principal, les autres évolueront
automatiquement.
Là où ça devient intéressant, c'est dans l'évolution des atmas, vos formes démoniaques pourront s'équiper de mantras, des techniques en fait, qui se répartissent sur un arbre de compétences.
Vous pourrez acheter des nouveaux mantras au niveau des points de sauvegarde, une fois équipés, il vous faudra accumuler
un certain nombre de points atma en combat afin de les maitriser et de bénéficier des techniques affiliées.
Ce système d'évolution vous permet, grâce à l'arbre de mantras, de faire évoluer vos personnages de la manière qui vous chante, guerrier, dévoreur, magiciens, ...tout est permis.

Enfin, dernier point, en haut à gauche de l'écran de jeu se trouve un cadrant allant de 0 (min) à 8 (max), ceci représente le solar noise, soit les radiations solaires, ce cadrant jouera un rôle dans le type de récompenses que vous aurez au termes des combats et à d'autres choses qui pourraient spoiler mon test !


Superbe artwork des atmas (désolé que ce ne soit pas plus grand)




Durée de vie 16/20


Comptez entre 30 et 40 heures de jeu pour finir le scénario, vous pourrez cependant vous attarder à monter vos mantra afin
d'être mieux armés dans DDS2 (oui il est possible d'importer ses sauvegardes d'un épisode à l'autre), des donjons cachés et des boss optionnels vous attendront également, ces derniers vous offriront en général un nouveau mantra et surtout un combat bien corsé!



Voilà la carte du Junkyard, avec en son centre le temple




Note finale: 18/20

Encore une réussite pour megaten!!


DDSS est un vrai régal pour les RPG-istes, offrant un expérience appréciable en terme de gameplay, gameplay au service d'un scénario profondément inspiré d'une religion qui nous parait un peu lointaine, c'est pour ça que je vais dans un autre post, vous inviter à mieux comprendre tout ça!

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Test de Folklore  (les tests) posté le lundi 23 mars 2009 12:20

Folklore

Folklore
par Shojikama











Folklore
titre Original: Monster kingdom
aventure / action
Développé par Game républic et édité par Sony
Juin 2007
Octobre 2007
Octobre 2007
Voix en Anglais, textes et notice en Français


Folklore est un ovni par son univers onirique baigné de légendes de tout lieux d'Irlande.

Vous y incarnerais Ellen une jeune fille en quête de sa mère et de son passé et de Keats un reporter d'un magazine de l'occulte en perdition.
Ces deux personnages se retrouverons dans le village qui semble avoir un secret troublant, chacun d'entre eux devra visiter le Netherworld, sorte de monde où l'esprit des morts se transforme en créatures dans différents plan (forêt, océan, guerre,...)
Pour combattre, les protagonistes devront acquérir l'esprit des folks, créatures vivants dans le netherworld, chacune d'entre elle a sa capacité et son élément, vous pourrez affilier ces dernière sur chacune des touches de droite (croix, triangle, rond et carré),
libre à vous ensuite d'employer les bonnes faces à vos adversaire, pour se faire vous devrez trouver au grès de votre pérégrination des pages de grimoires dans lesquelles vous seront expliqués quelle folk utiliser faces à d'autres.
Le point fort de ce titre réside dans son ambiance, chaque plan du netherworld est unique, possède sont propre bestiaire, .... L'aspect graphique a aussi beaucoup contribué à l'ambiance par ses couleur à tomber par terre et son chara-design original. Cependant le jeu des personnages et le doublage ne fait pas honneur à cet onirisme.


voilà une âme de capturée!!!



Histoire et psychologie des personnages: 15/20


Assez peu grandiose sur la forme, folklore parait un peu dénué sur l'histoire au début.
Cependant en creusant un peu on peut voir le grandiose qui se cache derrière tout ça.

Outre le fait de libérer les différents univers qui composent l'autre monde, le travail sur les personnages qui gravitent dans ce melting pot est tout bonnement génial, les 2 personnages principaux un peu effacés certes, mais les PNJ ont tous un travail particulièrement réussir aussi bien sur la personnalité que sur le design.

L'histoire une fois bien entamée deviendra très sombre, la corrélation entre les membres de l'autre monde et les habitants du village se voudra de plus en plus insistante et les histoires de morts se succèderons, on réalise alors que le village si tranquille a bien des choses à cacher et c'est un vrai bonheur de les découvrir.
Ces petites histoires, tels des faits divers montrent à quel point, la mort peut être une expérience traumatisante pour bon nombre de personnes et qu'elle peut conduire à un mutisme général créant un secret et une ambiance de secret très lourd.


après ça, ne me dite pas que ce jeu n'est pas coloré!!!


Graphisme : 17/20


Point fort du jeu, n'attendez pas pour autant un extra réalisme, le jeu est poétique, les couleurs sont somptueuses et le bloom (effet de flou) est utilisé à la perfection.
Certains paysages sont vraiment à tomber!!!!

Le design général est aussi très travaillé, les monstres (folks) bénéficient tous d'un réel travail au niveau de la modélisation,
des mouvement et des origines de légendes Irlandaise.
Le bestiaire varié fait passer ces folks du mignon au monstrueux, un vrai régal de créativité qui n'est pas sans rappeler l'univers de Tim Burton.
Les personnages principaux sont aussi fort biens originaux, surtout de part leurs costume, et la possibilité d'en changer, chaque parure correspond à un thème et met en valeur le caractère féérique du titre.


Ellen se concentre ...




Bonde son : 14/20


Les thèmes musicaux sont plutôt bien réussis et collent bien à l'ambiance, le tout reste malheureusement du déjà vu.
Les dialogues sont quant à eux assez bien doublés, mais la répartie des personnages ne fait pas loi.


... pour changer de fringues et se la jouer chasseuse d'âmes




Durée de vie : 13/20


Chacun des deux personnages aura à parcourir 7 chapitres, ce qui représente environ 20h de jeu.
Cependant, les chapitres et événements des deux protagonistes se ressemblent à 90%, on aura donc plus l'impression de refaire le jeu 2 fois que de découvrir une autre facette du Netherworld. Dommage.

Quelques quêtes supplémentaires sont téléchargeables sur le PSstore, mais leur intérêt limité ne risque pas de rallonger la durée de vie.


chaque utilisation d'attaque "folkienne" donne lieu à des animations sympas



Jouabilité : 14/20


Malgré son caractère poético-féérique, folklore n'en reste pas moins un jeu d'aventure-beat'em all.
Vous devrez parcourir le Neteherworld à la recherche de folks maléfiques à occire.

Pour le combat, pas d'épée ou autre arme, il vous faudra utiliser les âmes des folks.
Pour cela il suffit de les assigner aux touches (triangle, croix, rond et carré) chaque folk a sa propre capacité, défense, attaque rapide, attaque chargée....

Une fois l'ennemi affaibli, sont âme commencera à vouloir sortir (ce qui se caractérise par une aura rose au dessus), à ce moment, il suffit de maintenir R1 pour créer un lien qui attrapera l'âme, secouez la manette sixaxis et l'âme est absorbée.
Chaque nouvelle âme rejoindra votre légion, celles déjà capturées vous apporterons de l'expérience.

Le personnage mâle de la partie a un petit plus, au fur des âmes absorbées, une jauge se remplie, un fois cela fait, il est possible de déclencher une furie qui rendra ses attaques plus puissantes un court instant.

Dernier point sympa qui rajoute à l'ambiance comtes de fée, des livres jalonneront les mondes du netherworld, ces derniers sont à compléter avec des pages éparpillées, ces livres contiennent des illustrations qui expliquent comment battre certains folks (les
endormir, les attaquer d'une manière bien précise).
C'est un petit truc en plus mais j'ai trouvé ça intéressant.



certaines âmes sont plus dur à attraper que d'autres


Note finale : 14.5/20


Bien que folklore ne soir pas un hit, il possède des qualités indéniables, l'initial monster kingdom est devenu un jeu d'aventure féérique dont la poésie et la créativité font honneur à l'art vidéo ludique, l'onirisme est de moins en moins palpable
dans le JV et de petits bols de couleurs font du bien dans ce monde couleur sang.

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Test de Dead space  (les tests) posté le dimanche 15 mars 2009 12:56


Titre :Dead space
Genre :Survival Horror
date de sortie :
23 Octobre 2008
14 Octobre 2008
Interdit à la vente
développeur : EA Redwood studios
éditeur :Electronic Arts
voix et sous-titres : version française intégrale
Site officiel : lien
Également disponible sur :



Le genre survival horror semble en déperdition selon certain, Biohazard qui perd tout élément de peur, Silent hill qui voit son développement relayé à une équipe qui ne lui rend pas hommage.

Seules quelques autres licences tirent leur épingle du jeu, mais peut-être un peu de sang neuf pour rénover tout ça? Mais qui va lancer une nouvelle licence? Et bien c'est Electronic Arts, c'est sur, qui l'eu cru! Alors que le distributeur se complait dans une routine de séries à rallonge, voilà qu'est annoncé Dead Space, au début silencieux mais qui prend vite goût au buzz.

Alors, une nouvelle licence est-elle la solution pour relancer la machine à frissons?








Le vaisseau de la peur:


L'USG Ishimura, croiseur-transporteur de la flotte spatiale ne répond plus depuis un moment sur les écran, aucun signal d'alerte, juste un
silence radio.
C'est alors qu'une petite équipe est envoyée, elle est composée de 3 membres dont vous, Isaac Clarke, ingénieur de secours, à leur
arrivée aucun signe de vie, le vaisseau semble totalement vidé de toute vie, et pourtant, aucun cadavre.

Bon c'est évident, ce n'est pas par son scénario que Dead space brille, son ultra classicisme vu et revu dans les films de science-fiction ne
surprend pas, quelques petits rebondissements viendront vous « surprendre » mais pas de quoi démembrer un canard.
Sa force est dans son ambiance. L'USG Ishimura est lui même oppressant, métallique, rouillé, les développeurs ont bien compris qu'un
vaisseau spatial peut être à lui seul objet de craintes profondes.

Tous comme Resident Evil en son temps, le lieux que vous visiterez est à lui seul source d'oppression, d'intérieur comme d'extérieur, le
vaisseau est « agressif », et une grande partie de l'ambiance est travaillée autour, visuellement, l'ambiance est très tourné vers le métal et la rouille, les murs qui vous entourent oscillent entre le froid et le glauque. De plus l'environnement grince, vibre et vous rend encore plus alerte à chaque bruit.

Cependant, en vue de la taille du vaisseau, on se retrouve très vite à en avoir fait le tour, et on repassera par les même endroits à
certains moments, on se rend alors vite compte que l'aire de jeu n'est pas si grande. De plus mis à part quelques rares exceptions, l'environnement ne varie guère, c'est forcément le scénario qui veut ça, cependant, le joueur constamment entouré des même tons et
jeux de couleurs, ceci s'ajoutant à des éléments de décors relativement redondants, mais bon, le degrés de technique visuelle fait amplement pardonner ce petit vice de facilité.


Même les nourrissons sont transformés en créatures





Isaac, prophète sanguinaire et high-tech:

Vous incarnez donc Isaac, la première chose qui frappe c'est que le personnage porte une combinaison intégrale (que certains qualifieront de boite de conserve), ainsi, on ne voit jamais son visage, Isaac ne parle pas non plus. Là où l'on pourrait voir une autre solution de facilité, se trouve un procédé vraiment intéressant. Presque tout les survival horror ont des personnages plus où moins charismatiques, alors qu'ici, le joueur prend le contrôle d'une personne sans visage, et sans personnalité, l'identification est alors quasi instantanée, il est beaucoup plus facile de s'intégrer à la place d'Isaac et de ressentir la peur à travers lui plutôt que de voir un personnage à part entière subir un sort incertain.

Mais Isaac n'est pas seul sur l'Ishimura, le vaisseau a en effet été assaillit par un parasite appelé le nécromorphe, sa fonction est de
prendre le contrôle des cadavres, de les transmuter pour que ces derniers trucident les survivants. Le processus du parasite est
d'ailleurs un point intéressant du scénario: afin de produire des cadavres, il rend fou certains membres, ces derniers se mettent alors
à tuer leur semblables puis se suicident, ne reste alors pour le nécromorphe qu'à récolter les cadavres pour les transformer à sa
guise: des griffes leur sortent au niveau des bras, leur mâchoire inférieur se détache, … tout cela fait d'ailleurs penser à The thing (le remake de John Carpenter de 1982) où un parasite prend le contrôle des humains pour les imiter, les créatures nécromorphes semblent tout droit sorties de ce film culte.


Les finir par le feu, encore un élément qui fait référence à The Thing




Vous serez très vite confronté à ces créatures et il faudra donc réagir si vous ne voulez pas finir embrochés ou pire encore. Ces
créatures grouillent dans tout les recoin du vaisseau, et peuvent vous tomber dessus de n'importe où à n'importe quel moment. Visez
la tête, et votre adversaire courra encore plus vite, la meilleurs façon de tuer ces créatures est de les démembrer, pour ce faire
Isaac possèdes plusieurs armes: cutter à plasma, scie circulaire,lance flamme, mines radiales, …., tout un arsenal que vous pourrez
faire évoluer et acheter via un système de magasin similaire à RE4.

Tout le gameplay est basé sur ce point, il vous faudra couper bras et jambes le plus vite possibles, et si bras il n'y a pas, tentacules ou
tout ce qui semble dépasser du corps. Vous déroger à cette règle vous coûtera cher, certains ennemis seront insensibles sur le reste
de leur corps et d'autres se videront les intestins en une bouillie de petit parasites qui se rueront sur vous et dont vous aurez grand
mal à vous défaire. La prise en main est très rapide puisque directement inspirée d'autres titres comme RE4, simple mais efficace.

Pour vous épauler, vous aurez également des pouvoir intégrés à votre armure, la stase en premier qui vous permettra de geler les ennemis
pendant quelques instants et la télékinésie avec laquelle vous pourrez envoyer ce que vous voulez où vous voulez, ces pouvoir vous
aideront également dans quelques petites phases d'énigme inhérentes au genre.


Vous avez même un ami nemesis pour vous tenir chaud!




Une autre bonne idée du jeu réside dans les phases hors pesanteur, vous serez parfois amenés à entrer dans des zones sans air en dehors du vaisseau, vous devrez alors vous dépêcher avant que vos réserves d'air ne s'épuisent, mais vous pourrez également « voler » d'un point à un autre en utilisant la perte de gravité due au lieu, mais attention à bien vous repérer car on se retrouve vite la tête en bas et il devient alors plus difficile de retrouver la sortie le stress du manque d'air ne jouant pas en votre faveur.

L'interface est également un élément clé dans dead space, fini les menu classiques qui coupent du jeu, ici, tout est intégré au jeu lui
même: la barre de vie d'Isaac est incorporée dans le dos de sa combinaison, les menus d'objets, de carte et autres s'ouvre via un
hologramme devant le personnage, sans couper l'action du jeu, l'interface entière du jeu fait partie intégrante de l'univers, renforçant alors l'immersion et la peur, car vous ne pourrez plus stopper l'action pour reprendre une potion, il vous faudra le faire en plein combat.


Certains endroits seront assez calme pour voir le panorama, mais attention à votre réserve d'air.



Les sens au service de la peur:


Les graphismes de Dead space sont tout bonnement époustouflants, effets de lumière, modélisation, textures, tout est simplement hallucinant, faisant du titre l'un des plus beau jamais développé à ce jour. Il est évident que votre pérégrination sera pavée d'ombre, la plupart des environnements sont peu éclairés et laissent vite place à un sentiment oppressant de ne pas savoir ce qui se passe plus loin.

Les bruits de l'ishimura font sursauter très souvent, grincements, taule qui tombe, etc … Chaque apparition d'un nécromorphe feront changer l'ambiance sonore, de par les cris premièrement, la créature hurle, beugle à tout va jusqu'à ce que vous lui ayez réglé son compte, chacun de ces évènement sera accompagné d'une musique stressante quoique très peu inspirée entendue et réentendue dans beaucoup de jeux ou films d'horreur. Au final on se demande si sans cette musique l'ambiance ne s'en tirerait pas mieux encore.

Lors de vos escapades extérieurs, il est évident que sans air, l'appréciation sonore sera différente, les bruits sont alors sourd, on se retrouve comme abasourdis et l'on entend le battement du cœur d'Isaac qui accélère en fonction de l'action et du manque d'air qui
va en grandissant.


Il est possible de donner des coups de crosse, mais ça implique de s'approcher ...




Au final, Dead space est une excellente surprise, même si il n'arrive pas à sortir de certains clichés comme celui du héros surarmé, le jeu s'en sort honorablement, on en oublie totalement que c'est EA qui nous le propose! Une suite est déjà prévue, espérons qu'elle suivra le même chemin et non pas celui du prologue animé quelque peu désastreux et que l'arrivée d'une nouvelle licence va réveiller un peu les dinosaures de genre survival horror qui en ont bien besoin.
Capcom a des leçon à prendre!



Graphismes 17/20:
Techniquement c'est irréprochable et le design made in The thing est gore à souhait, dommage que les environnements ne soient pas plus variés et plus originaux

Scénario 14/20: Ultra classique et déjà vu, mais l'implication du joueur dans le personnage de Isaac reste un bon point

Gameplay 17/20: Similaire à RE4, c'est simple à prendre en main et efficace, s'ajoute les nombreuses idées comme l'insertion totale de l'interface qui feront peut être évoluer le JV en général

Bande son 16/20: Très bon dans l'ensemble, les quelques dialogues sont bien sans plus, c'est surtout les bruits de fond qui fournissent l'ambiance sonore, dommage que certaines musqiues soient en trop

Final15/20 Dead Space n'est pas le meilleurs survival horror mais possède bon nombre de bonnes idées, ne manque plus à cela qu'une originalité plus poussée. Revenir en haut

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Video ingame de Flower  (les tests) posté le lundi 09 mars 2009 18:20

Nouvelle expérience ludique et artistique de thatgame company, et une bonne leçon d'écologie à la fois émouvante et simple.

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Test de shin megami tensi Nocturne  (les tests) posté le lundi 09 mars 2009 11:19




Shin megami tensei: Lucifer's call
titre original: Nocturne
donjon-RPG / pokemon-like
Développé par Atlus et édité par Ubisoft
Janvier 2004
Octobre 2004
Juin 2005



Shin megami tensei est une série des plus connue chez nos amis nippons!

Le premier épisode sorti en 1987 et inspiré d'une série de livres de science fiction ( de Aya Nishitani). Cette superbe série compte beaucoup d'épisodes et surtout beaucoup de spin-off tels que persona.
Cependant, la série n'a pas percé le mur Européen avant cet épisode, appelé Lucifer's call (initialement nocturne mais en Europe ce nom est déjà utilisé par un jeu PC!!). 2005 soit deux ans après la sortie au Japon.

Et pour convaincre le public difficile que nous sommes, le jeu s'est vu attribuer un special guest : Dante de DMC, même si son intérêt dans le scénar est limité ça se prend.


Alors premier pas pour Shin megaten chez nous réussi?



encore un perso principal muet comme une carpe mais charismatique!





Histoire :17/20


L'une des caractéristique de la série est sans conteste l'univers sombre et proche du Japon contemporain.
Nous incarnons ici un jeune lycéen de Tokyo, le début de l'aventure est plutôt tranquille, puisque rien ne viendra troubler la quiétude de la capitale Japonaise, ce qui pourrait paraître comme une intro molle est surtout une sacré mise en scène, elle permet de 'attacher aux divers personnages présents et aux lieu.

Mais pour que ça devienne intéressant, il faut un événement qui chamboule tout. Hé bien c'est la destruction totale qui nous attend, un groupuscule a pour but de détruire notre monde pour le faire renaître sous le jour des démons.

Là où beaucoup s'arrêteraient, Lucifer's call va plus loin que les simples méchants pas beau qui veulent tout détruire. Tous meurent ou presque, certain deviennent démon ou comme notre héros peu bavard, à moitié démon, et non sans raison car un sombre destin l'attend au tournant de cette transformation. Le Tokyo que l'on découvre après la vaste explosion démoniaque est loin d'être un no mans land, il est rempli de démons, notre monde a quelque peu fusionné avec celui des démons. Ce qui est intéressant
c'est qu'ici, les démons deviennent habitants à part entière de ce nouveau monde en construction, ils ont leur habitude, leurs lois, et leurs clans, ... Certains vous aideront d'autres vous combattrons.

La trame du jeu est réellement unique de part sa complexité et ses évènements. Beaucoup de choses vous étonneront tout au long de votre périple.
Les personnages bénéficient d'un travail particulier pour ce qui est de leur personnalité, bien que le héros soit muet comme une carpe, les démons et humains (PNJ du scénario et quêtes annexes) que vous croiseraient ont tous quelque chose à vous apprendre ou une histoire à vous compter, les clans ont tous leurs lois, leur tradition et le but que vous suivez pourrais bien chambouler tout ce beau monde.

Un univers d'une grandeur et d'une profondeur plaisante donc, accompagnant un monde sombre et atypique, bref, unique!


un design particulier, c'est le moins que l'on puisse dire




Bande son : 16/20


Les thèmes musicaux accompagnent grandement l'univers et les différents lieux visités.

L'ambiance générale audacieuse et très tirée sur la guitare électrique assurent une ambiance assumée et originale, ça change comparé aux autres RPG et c'est bien sympa!!
Les bruitages sont plutôt réussis, ils empruntent pour la plupart des sons de la série, les dialogues manquent malheureusement de punch et même si les répliquent sont de bonne augure, le ton n'y est pas toujours. Petit bémol donc mais rien de bien méchant.



voici le journal de stats, complet et précis!





Graphismes : 16/20



Le jeu n'est pas un modèle de réalisme, en même temps, c'est du cell shading!
L'aspect général du titre n'est pas pour autant enfantin comme beaucoup pourraient le croire.

Bien que les textures soient pour la plupart lisses, c'est l'utilisation pertinente des couleurs qui frappe, rares sont les jeux à atteindre un tel niveau, plus coloré et moins pastel que les autres megaten, il garde quand même la touche de la série. La gestion des ombres est aussi vraiment un point fort du titre.
Les décors sont bien modélisés mais demeurent le point noir du jeu, l'aventure se passe souvent en intérieur et cela peut rendre le voyage un peu monotone, malgré cela, certains décors sont beaucoup plus éloquents voir grandioses.
Mais le plus important reste le design des personnages et des monstres, cet élément divise les foule tant la série megaten a un design particulier, les personnages humains gardent ce regard si profond et un travail remarquable sur les tenues et coiffures (l'esprit manga n'est pas loin!!)

Ce sont surtout les monstres qui sont « bizarres » . Volatiles couleurs flashy, zèbres bipèdes sans bras ou encore petits personnages Kawaï (Frost jack une des mascottes!!), forcément c'est pas courant, beaucoup de créatures sont inspirées de
légendes japonaises (comme les Oni) outre d'autres horizons.


Il est donc difficile de juger tant le jeu peu plaire comme déplaire, mais une chose est sure, la qualité du travail fournis est indéniable.


chaque personnage bénéficie d'une personnalité et d'un destin à la hauteur de son design




Gameplay: 17/20


Lucifer's call fait partie des RPG pur gamer! Très orienté donjon RPG, les combats fuseront, Il vous arrivera parfois de ne pas faire deux pas sans rencontrer un ennemi.

Le système de combat est très classique, c'est du tour par tour très old school, malgré cela le gameplay si cher à la série est efficace, tout est basé sur le nombres de coup dans les tours.
Par défaut, chaque élément de votre équipe possède une possibilité d'action (appelé press turn), mais le but sera ici de gagner des press turn afin de prendre l'avantage, ceci en utilisant uns attaque face à laquelle l'ennemi sera faible (feu contre glace par exemple), le but est donc ici de trouver le point faible de l'ennemi, car si vous ne le faites pas, lui n'hésitera pas.

Car oui c'est un RPG difficile!! les ennemis sont vraiment pas sympa et certains combats vont feront bien monter l'adrénaline, il faut être très prudent et surtout bien anticiper les attaques que pourraient utiliser la partie adverse, pour cela vous bénéficiez de boucliers ou de magie pour augmenter vos stats.

Mais je garde le meilleur pour la fin!!

Pokémonophiles vous avez grandis, et un jeu de collection de monstre moins enfantin vous manque, lucifer's call est fait pour vous!!
Car oui, le héros est le seul humain dans votre groupe, les autres membres seront des monstres que vous aurez convaincus, car oui ici on ne joue pas de la pokéball, mais de la parlotte!
Pour que les démons rejoignent votre camp, il vous faudra pendant un combat taper la discute, certains vous rejoindront sans ronchonner, d'autres voudront de l'argent, pour que ce soit plus facile les stats de votre perso doivent être assez élevée, mais pour avoir plus de chance, certains sorts vouspermettrons de charmer les démons ou de les intimider.

Pour ce qui est de leur évolution, ils gagnerons des niveaux en même temps que vous et apprendront des techniques spontanément, au bout d'un moment, certain évolueront, mais le meilleur reste à venir! Un lieu particulier du jeu appelé la chapelle noire vous permettra de faire fusionner vos démons pour en créer de nouveaux et obtenir des sorts plus puissants,
la chasse au monstre est alors ouverte car certains démons ne sont pas facile à obtenir même si c'est juste pour les fusionner par la suite.
Les possibilités sont nombreuses car deux démons identiques au premier abord vous apporteront des techniques magies différentes.

Il existe également quelques démons rares, en particuliers certains que vous rencontrerez si vous prenez la peine d'effectuer de nombreuses étapes.
Parmi lesquels la traversée de l'enfer, dispatché sur plusieurs niveaux, et rempli de gars bien costauds, il vous permettra surtout d'avoir le droit de rencontrer les démons rares cités ci dessus.

L'évolution du héros, il sera possible de lui faire avaler une sorte de parasite qui lui attribuera des capacités particulières que vous pourrez maitriser après un bon nombre de combats et répartir dans vos techniques de combats, vu qu'elles sont limités, il faudra
bien choisir.
Enfin, petit point non négligeable, le cycle de la lune est pris en compte (pas le vrai celui du jeu), il aura une forte incidence sur les combats puisqu'il jouera sur la puissance de certains de vos coups, sur la fréquence des combats et sur la puissance de vos opposants, certains monstres ne seront disponibles qu'à certaines phases.
Les fusions seront également orientées car selon le cycle, les créatures nouvellement créées peuvent varier.




les effets de lumières sont réussits



Durée de vie: 15/20


Si vous foncez tête baissée pour boucler le scénar 40 à 50 heures vous seront nécessaires, mais si vous avez l'âme d'un
collectionneur, la durée de vie montera en flèche car ce n'est pas moins de 184 monstres qui sont disponibles dont certains
très coriaces à avoir.

La difficulté générale du jeu représente un bon challenge, mais si vous en avez le courage, vous pourrez aussi visiter les nombreux étages de l'enfer, voir allez titiller le boss le plus puissant du jeu, élu l'un des boss les plus dur de l'histoire du RPG!!!
On regrettera simplement l'absence quasi totale de quête annexe.


Dante vous rejoint à partir d'un point avancé du jeu, mais celà va t-il suffire à battre ce boss???



Note finale : 17/20


Pour ce premier pas dans le vieux continent, la série megaten nous apporte un joli épisode, profond, poussif et complet, Lucifer's call représente l'un des meilleurs RPG de la PS2.

Il représente un vrai challenge même pour les habitués du genre et ça c'est bien!!!!

Cependant le style peut parfois paraître trop « bizarre » et rebutera certains, tout autant que le système de combat quelque peu archaïque.

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