
Titre :Dead space
Genre :Survival Horror
date de sortie :
23 Octobre 2008
14 Octobre 2008
Interdit à la vente
développeur : EA Redwood studios
éditeur :Electronic Arts
voix et sous-titres : version française intégrale
Site officiel : lien
Également disponible sur :

Le genre survival horror semble en déperdition selon certain,
Biohazard qui perd tout élément de peur, Silent hill qui voit son
développement relayé à une équipe qui ne lui rend pas
hommage.
Seules quelques autres licences tirent leur épingle du jeu, mais
peut-être un peu de sang neuf pour rénover tout ça? Mais qui va
lancer une nouvelle licence? Et bien c'est Electronic Arts, c'est
sur, qui l'eu cru! Alors que le distributeur se complait dans une
routine de séries à rallonge, voilà qu'est annoncé Dead Space, au
début silencieux mais qui prend vite goût au buzz.
Alors, une nouvelle licence est-elle la solution pour relancer la
machine à frissons?

Le vaisseau de la
peur:
L'USG Ishimura, croiseur-transporteur de la flotte spatiale ne
répond plus depuis un moment sur les écran, aucun signal d'alerte,
juste un
silence radio.
C'est alors qu'une petite équipe est envoyée, elle est composée de
3 membres dont vous, Isaac Clarke, ingénieur de secours, à
leur
arrivée aucun signe de vie, le vaisseau semble totalement vidé de
toute vie, et pourtant, aucun cadavre.
Bon c'est évident, ce n'est pas par son scénario que Dead space
brille, son ultra classicisme vu et revu dans les films de
science-fiction ne
surprend pas, quelques petits rebondissements viendront vous «
surprendre » mais pas de quoi démembrer un canard.
Sa force est dans son ambiance. L'USG Ishimura est lui même
oppressant, métallique, rouillé, les développeurs ont bien compris
qu'un
vaisseau spatial peut être à lui seul objet de craintes
profondes.
Tous comme Resident Evil en son temps, le lieux que vous visiterez
est à lui seul source d'oppression, d'intérieur comme d'extérieur,
le
vaisseau est « agressif », et une grande partie de l'ambiance est
travaillée autour, visuellement, l'ambiance est très tourné vers le
métal et la rouille, les murs qui vous entourent oscillent entre le
froid et le glauque. De plus l'environnement grince, vibre et vous
rend encore plus alerte à chaque bruit.
Cependant, en vue de la taille du vaisseau, on se retrouve très
vite à en avoir fait le tour, et on repassera par les même endroits
à
certains moments, on se rend alors vite compte que l'aire de jeu
n'est pas si grande. De plus mis à part quelques rares exceptions,
l'environnement ne varie guère, c'est forcément le scénario qui
veut ça, cependant, le joueur constamment entouré des même tons
et
jeux de couleurs, ceci s'ajoutant à des éléments de décors
relativement redondants, mais bon, le degrés de technique visuelle
fait amplement pardonner ce petit vice de facilité.

Même les nourrissons sont transformés en créatures
Isaac, prophète
sanguinaire et high-tech:
Vous incarnez donc Isaac, la première chose qui frappe c'est que le
personnage porte une combinaison intégrale (que certains
qualifieront de boite de conserve), ainsi, on ne voit jamais son
visage, Isaac ne parle pas non plus. Là où l'on pourrait voir une
autre solution de facilité, se trouve un procédé vraiment
intéressant. Presque tout les survival horror ont des personnages
plus où moins charismatiques, alors qu'ici, le joueur prend le
contrôle d'une personne sans visage, et sans personnalité,
l'identification est alors quasi instantanée, il est beaucoup plus
facile de s'intégrer à la place d'Isaac et de ressentir la peur à
travers lui plutôt que de voir un personnage à part entière subir
un sort incertain.
Mais Isaac n'est pas seul sur l'Ishimura, le vaisseau a en effet
été assaillit par un parasite appelé le nécromorphe, sa fonction
est de
prendre le contrôle des cadavres, de les transmuter pour que ces
derniers trucident les survivants. Le processus du parasite
est
d'ailleurs un point intéressant du scénario: afin de produire des
cadavres, il rend fou certains membres, ces derniers se mettent
alors
à tuer leur semblables puis se suicident, ne reste alors pour le
nécromorphe qu'à récolter les cadavres pour les transformer à
sa
guise: des griffes leur sortent au niveau des bras, leur mâchoire
inférieur se détache, … tout cela fait d'ailleurs penser à
The thing (le remake de John Carpenter de 1982) où un parasite
prend le contrôle des humains pour les imiter, les créatures
nécromorphes semblent tout droit sorties de ce film
culte.

Les finir par le feu, encore un élément qui fait référence à The Thing
Vous serez très vite confronté à ces créatures et il faudra donc
réagir si vous ne voulez pas finir embrochés ou pire encore.
Ces
créatures grouillent dans tout les recoin du vaisseau, et peuvent
vous tomber dessus de n'importe où à n'importe quel moment.
Visez
la tête, et votre adversaire courra encore plus vite, la meilleurs
façon de tuer ces créatures est de les démembrer, pour ce
faire
Isaac possèdes plusieurs armes: cutter à plasma, scie
circulaire,lance flamme, mines radiales, …., tout un arsenal
que vous pourrez
faire évoluer et acheter via un système de magasin similaire à
RE4.
Tout le gameplay est basé sur ce point, il vous faudra couper bras
et jambes le plus vite possibles, et si bras il n'y a pas,
tentacules ou
tout ce qui semble dépasser du corps. Vous déroger à cette règle
vous coûtera cher, certains ennemis seront insensibles sur le
reste
de leur corps et d'autres se videront les intestins en une bouillie
de petit parasites qui se rueront sur vous et dont vous aurez
grand
mal à vous défaire. La prise en main est très rapide puisque
directement inspirée d'autres titres comme RE4, simple mais
efficace.
Pour vous épauler, vous aurez également des pouvoir intégrés à
votre armure, la stase en premier qui vous permettra de geler les
ennemis
pendant quelques instants et la télékinésie avec laquelle vous
pourrez envoyer ce que vous voulez où vous voulez, ces pouvoir
vous
aideront également dans quelques petites phases d'énigme inhérentes
au genre.

Vous avez même un ami nemesis pour vous tenir chaud!
Une autre bonne idée du jeu réside dans les phases hors pesanteur,
vous serez parfois amenés à entrer dans des zones sans air en
dehors du vaisseau, vous devrez alors vous dépêcher avant que vos
réserves d'air ne s'épuisent, mais vous pourrez également « voler »
d'un point à un autre en utilisant la perte de gravité due au lieu,
mais attention à bien vous repérer car on se retrouve vite la tête
en bas et il devient alors plus difficile de retrouver la sortie le
stress du manque d'air ne jouant pas en votre faveur.
L'interface est également un élément clé dans dead space, fini les
menu classiques qui coupent du jeu, ici, tout est intégré au jeu
lui
même: la barre de vie d'Isaac est incorporée dans le dos de sa
combinaison, les menus d'objets, de carte et autres s'ouvre via
un
hologramme devant le personnage, sans couper l'action du jeu,
l'interface entière du jeu fait partie intégrante de l'univers,
renforçant alors l'immersion et la peur, car vous ne pourrez plus
stopper l'action pour reprendre une potion, il vous faudra le faire
en plein combat.

Certains endroits seront assez calme pour voir le panorama, mais attention à votre réserve d'air.
Les sens au
service de la peur:
Les graphismes de Dead space sont tout bonnement époustouflants,
effets de lumière, modélisation, textures, tout est simplement
hallucinant, faisant du titre l'un des plus beau jamais développé à
ce jour. Il est évident que votre pérégrination sera pavée d'ombre,
la plupart des environnements sont peu éclairés et laissent vite
place à un sentiment oppressant de ne pas savoir ce qui se passe
plus loin.
Les bruits de l'ishimura font sursauter très souvent, grincements,
taule qui tombe, etc … Chaque apparition d'un nécromorphe
feront changer l'ambiance sonore, de par les cris premièrement, la
créature hurle, beugle à tout va jusqu'à ce que vous lui ayez réglé
son compte, chacun de ces évènement sera accompagné d'une musique
stressante quoique très peu inspirée entendue et réentendue dans
beaucoup de jeux ou films d'horreur. Au final on se demande si sans
cette musique l'ambiance ne s'en tirerait pas mieux encore.
Lors de vos escapades extérieurs, il est évident que sans air,
l'appréciation sonore sera différente, les bruits sont alors sourd,
on se retrouve comme abasourdis et l'on entend le battement du
cœur d'Isaac qui accélère en fonction de l'action et du
manque d'air qui
va en grandissant.

Il est possible de donner des coups de crosse, mais ça implique de s'approcher ...
Au final, Dead space est une excellente surprise, même si il
n'arrive pas à sortir de certains clichés comme celui du héros
surarmé, le jeu s'en sort honorablement, on en oublie totalement
que c'est EA qui nous le propose! Une suite est déjà prévue,
espérons qu'elle suivra le même chemin et non pas celui du prologue
animé quelque peu désastreux et que l'arrivée d'une nouvelle
licence va réveiller un peu les dinosaures de genre survival horror
qui en ont bien besoin.
Capcom a des leçon à prendre!
Graphismes 17/20: Techniquement c'est irréprochable et le
design made in The thing est gore à souhait, dommage que les
environnements ne soient pas plus variés et plus originaux
Scénario 14/20: Ultra classique et déjà vu, mais
l'implication du joueur dans le personnage de Isaac reste un bon
point
Gameplay 17/20: Similaire à RE4, c'est simple à
prendre en main et efficace, s'ajoute les nombreuses idées comme
l'insertion totale de l'interface qui feront peut être évoluer le
JV en général
Bande son 16/20: Très bon dans l'ensemble, les
quelques dialogues sont bien sans plus, c'est surtout les bruits de
fond qui fournissent l'ambiance sonore, dommage que certaines
musqiues soient en trop
Final15/20 Dead Space n'est pas le meilleurs
survival horror mais possède bon nombre de bonnes idées, ne manque
plus à cela qu'une originalité plus poussée. 